Les Radley – Matt Haig

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La famille Radley – Peter et Helen, Claire et Rowen, leurs enfants ado – est une famille bourgeoise ordinaire dans un village des plus tranquilles. C’est du moins ce qu’ils essayent de faire croire. Les parents cachent en fait une vérité qui permettrait pourtant aux enfants de comprendre beaucoup de leurs différences et de leur mal-être. Ils aspirent à vivre un vie ordinaire, loin de leurs excès d’autrefois. Mais bien sûr, un jour, les choses dérapent.

Les Radley

La base de l’intrigue – des vampires souhaitant ardemment s’intégrer au monde humain et renier leur soif de sang – est bien plaisante. Matt Haig crée un monde vampirique complet et nous en distille les éléments au fur et à mesure de la lecture. C’est bourré de clins d’œil, d’invention et les extraits du « Manuel des abstinents » sont un régal. Clairement, l’auteur s’est amusé à imaginer comment interfacer le monde vampirique avec le monde humains. La faiblesse du romans, ce sont les personnages qui sont assez simples. Leur caractère est établi et malgré les bouleversements qu’ils rencontrent, la profondeur psychologique n’est pas creusée. Il n’y a que les sentiments de Will, contradictoires et difficiles, qui sont abordés mais sans approfondissement. La priorité est donnée à l’histoire, à l’action. Et l’action commence rapidement. On a envie de savoir ce qui se passe et, du fait, il se passe de plus en plus de choses. Au fur et à mesure, l’auteur rajoute des éléments à son histoire. Dans sa globalité, Les Radley est vraiment un roman plaisant à lire. Si on sort facilement de l’histoire une fois arrivé à la fin, on y entre facilement et on passe un bon moment fait d’action et d’inventivité.

My rating: 3.0 stars
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Citations :

« De leurs parents qui faisaient toujours un effort supplémentaire pour les choyer quand ils étaient petits, comme la fois où ils avaient ramené à la maison un père Noël de grand magasin fraîchement assassiné pour leur festin de minuit le 24 décembre » (p. 232)

« Réfléchis, bon sang. Regarde autour de toi. Tout le monde refoule. Tu crois que touts les êtres humains « normaux » font exactement tout ce qu’ils veulent tout le temps ? Bien sûr que non. C’est pareil. Nous appartenons à la classe moyenne. Nous sommes britanniques. Nous avons le refoulement dans le sang. » (p. 325)

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