Delphine Trohay, auteur de La Nuit des vampires, en interview

delphine-trohayDelphine Trohay, auteur de La Nuit des vampires, nous a fait l’honneur de répondre à une interview. Nous y parlons de ces débuts dans l’écriture – qui remontent finalement bien avant ce premier roman, de sa vision des vampires et de ses projets à venir.

Bonjour Delphine, pour commencer, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous ?

Je suis née en Normandie mais j’ai grandi dans le Pas-de-calais. J’ai commencé mes études à Lille, en classe préparatoire. Aujourd’hui je suis étudiante en école de commerce en région parisienne.

Mes passions sont l’écriture (évidemment :) ), le cinéma dont je tire souvent mon inspiration, la musique sans laquelle je ne peux pas écrire (j’écris notamment en écoutant des BO de films), et l’équitation (mon amour pour les animaux se retrouvent d’ailleurs avec le chien du roman Kip).

La Nuit des vampires est votre premier roman. Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

J’ai commencé à écrire très jeune. Étant petite, j’écrivais et je dessinais les « images » correspondant à l’histoire. Puis, j’en suis venue à écrire (à partir de 8-9 ans) avec une amie. Nous écrivions chacune de notre côté, puis nous nous lisions nos histoires. C’était comme un jeu. Je n’ai jamais cessé d’écrire depuis ce temps-là.

L’écriture était le seul moyen de laisser s’exprimer mon imagination, c’est venu naturellement. Au lieu de lire des histoires, je m’écrivais les miennes. Après avoir écrit longtemps « dans mon coin », j’ai commencé à faire lire ce que j’écrivais à un de mes cousins, qui a tout de suite accroché et m’a encouragée à poursuivre. Son enthousiasme était très stimulant et m’a donné l’envie d’écrire toujours plus, et de ne pas le décevoir. D’autres amis sont entrés dans ce que j’appelle aujourd’hui « mon groupe de lecteurs ». J’écrivais régulièrement et je leur envoyais la suite à chaque fois. Et ils m’en réclamaient toujours une ! :) Je pense qu’ils ont souvent été une excellente source de motivation, même s’ils ne m’ont jamais « poussée » à écrire plus vite, parce qu’il faut dire que j’écris à mon rythme (La Nuit des Vampires a été écrit sur quatre ans).

J’ai fini La Nuit des Vampires pour l’offrir en cadeau d’anniversaire à l’un de « mes » lecteurs. C’est mon tout premier lecteur, mon cousin, qui a émis l’idée que je l’envoie à une maison d’édition. Ce que j’ai fait… et voilà où j’en suis ! ^^

Pourquoi un livre sur l’univers vampirique ?

C’est difficile de répondre à cette question parce que je n’ai pas l’impression d’avoir choisi cet univers pour telle ou telle raison… Il s’est plus imposé à moi qu’autre chose en fait :)
Je pense que les Vampires sont d’excellents « sujets d’écriture » parce qu’ils effraient autant qu’ils fascinent ! C’est après avoir vu le premier Underworld que j’ai eu envie de « travailler avec eux », de jouer avec cette frontière entre l’homme et l’animal qui composent le Vampire. Et puis, en voyant le film, j’ai eu l’impression qu’il y avait tellement de choses qui passaient dans leur regard… ça a été très important, sans que je sache vraiment l’expliquer. J’aime beaucoup faire passer les émotions par le regard.

Et puis les Vampires ont tellement de prestance, de classe naturelle… Ils ont été (et restent) une source d’inspiration incroyable. Quand j’écris, je visualise toujours ce qu’il se passe, les personnages, les lieux… et c’est visuellement très intéressant de placer un Vampire dans un décors ^^. L’univers des Vampires m’inspire visuellement avec son jeu entre la lumière et l’obscurité, et puis il y a sans cesse une tension entre la vie et la mort, un équilibre à trouver entre la force et l’élégance… et tout ça dans un cadre que je voulais réel, car l’idée de créer l’irréel dans le réel m’a tout de suite séduite.
L’univers vampirique offre en réalité beaucoup de perspectives et de possibilités je pense.

Et justement, pouvez-vous nous décrire votre vision du vampire ?

Pour moi, comme je l’ai dit, le Vampire est en lui-même une « dualité » : il est divisé entre son côté humain et son côté Vampire, bestial.
Comme l’explique mon personnage Lucian dans le livre, le côté Vampire est plus naturel. On pourrait comparer cela à ce que nous connaissons tous : le bien et le mal chez l’homme. Le mal est plus naturel. Il est bien plus « simple » de faire le mal que de faire le bien.

Cependant, je pense que le Vampire né Vampire se distingue du Vampire qui a subi une transformation. Selon moi, le premier tend spontanément vers la bestialité et s’il souhaite la réprimer, il doit lutter à chaque instant. En revanche, si c’est un Vampire qui l’est devenu par morsure, alors le côté humain ne disparaît pas, il est forcément encore présent. Pour ce deuxième type de Vampire, il faut également apprendre à « contrôler la bête qui sommeille » mais elle est beaucoup moins puissante que celle des « vrais » Vampires.

Autant écrire sur des Vampires qui ne contrôlent pas le moins du monde, qui ne sont que des bêtes, des personnages de films d’horreur, ne m’intéressait pas, autant écrire sur des Vampires qui ont une conscience, qui se battent pour des valeurs plus ou moins « louables » m’inspirait. Parce que ces derniers créent un paradoxe intéressant : un Vampire est censé être « le mal personnifié » et c’est l’humain même qui l’a cantonné dans ce rôle à cause de ses craintes, mais a-t-il eu raison de le faire ?
On peut encore faire un parallèle avec la réalité, avec la tendance qu’à l’homme de rejeter tout ce qui lui est étranger, tout ce qui lui fait peur, qu’il va aussitôt placer du côté de l’ennemi, sans comprendre. Mais quand on se place du côté de l’ennemi, quand on apprend à le connaître, on peut en arriver à la conclusion qu’il n’est pas plus mauvais que nous, qu’il peut même nous ressemble… l’Histoire avec un grand H nous l’a prouvé. Tous les hommes sont différents, alors pourquoi tous les Vampires seraient identiquement mauvais ? C’est ma vision du Vampire : chaque Vampire peut être différent, il peut y en avoir des bons comme des mauvais, ils ne sont pas si différents de nous : ils ont juste de jolies canines blanches aiguisées, un caractère beaucoup plus trempé ^^ et des capacités physiques supérieures.

Quelles sont vos fictions (livres, séries, films…) vampiriques préférées ?

Définitivement Underworld. Les Vampires sont visuellement passionnants; ils sont tout simplement magnifiques et les décors sont parfaits. Pour les livres, comme j’ai commencé à écrire quand j’étais jeune, je n’ai pas pris l’habitude de lire beaucoup. Au lieu de lire, j’écris.
Donc au niveau des sources, désolée, c’est très pauvre ^^

Pas du tout ! Il suffit parfois d’une ressource. Pour ça, ça a été Underworld et c’est vrai que ce film offre des décors vampiriques très intéressants.
Pensez-vous écrire un nouveau roman ? Y aura-t-il des vampires ? Quels sont vos projets ?

Comme j’ai reçu des menaces de mort si je n’écris pas de suite à La Nuit des Vampires ^^, j’y pense. Mais tant que je n’ai pas de fil conducteur exploitable, je n’écris rien, je n’écrirai pas quelque chose qui n’a pas de sens, qui ne me satisfait pas, parce que si déjà je ne suis pas satisfaite, le lecteur ne le sera pas. Donc pour l’instant, la suite de La Nuit des Vampires tient sur une toute petite page… c’est un bon début… ^^
Sinon, j’ai une dizaine d’autres romans « inachevés » dont la plupart gardera sûrement ce statut d’ailleurs.
Le roman auquel je me consacre actuellement ne concerne pas les Vampires, même si l’on y retrouve des « grands thèmes » que j’ai développés dans La Nuit des Vampires.

Si j’ai bien compris, nous devrons nous armer de patience pour avoir à nouveau un livre vampirique de votre part ;)
Nous vous souhaitons donc bonne inspiration et bonne chance pour votre prochain roman (et qui sait ? le suivant sera peut-être La Nuit des vampires 2 ?!).

Merci beaucoup, Delphine Trohay, d’avoir répondu à nos questions.

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Un commentaire à “Delphine Trohay, auteur de La Nuit des vampires, en interview”

  1. [...] Et comme Delphine Trohay nous a fait le plaisir de répondre à quelques questions, retrouvez, dans les jours à venir, une interview de Delphine Trohay par Vampire Toujours. [...]

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